Feutrière

J. Pierre Dupraz 20231108 002 2

Je m’appelle Sylvie et je suis Feutrière

J’ai toujours été attirée par la laine, tricoteuse puis fileuse je me suis formée au feutrage pour en faire mon métier.

J’ai également suivi des formations en teinture végétale pour pouvoir utiliser les plantes de ma région.

J’aime travailler cette matière, la mettre en volume pour créer aussi bien des objets de décoration que des objets à porter tel que les chapeaux, sac.

J’essaye de valoriser les laines locales, notamment la laine Thônes et Marthod, j’utilise la laine Mérinos, et autres laines de ma région. Je suis en contact avec des éleveurs locaux.

Je m’inspire aussi bien des voyages que j’ai pu faire que de la nature qui m’entoure.

Pour mes teintures végétales, je cueille mes plantes dans le massif des Bauges ou j’habite.

Je vous propose des ateliers en laine feutrée tout au long de l’année.

Un peu d’histoire…

En Asie du Nord, les mongols se servent de la laine pour isoler leur maison (yourte) mais aussi pour se vêtir. 

La laine est utilisée au 4 coins du monde, souvent dans les pays plus froids, c’est un très bon isolant.

Avez vous déjà mis un pull en laine que vous adoriez par erreur dans votre machine à laver?

Sùrement, une fois lavé votre pull a rétréci au contact de la chaleur, de l’eau et du savon votre pull a naturellement feutré et rétréci.

Le feutrage

Il existe plusieurs techniques de feutre

  • Feutrage à à l’aiguille
  • Feutrage à l’eau
  • Feutrage accidentel (vu plus haut)

Le feutrage est une technique de transformation de la laine. Les écailles qui recouvrent les fibres de laine vont s’ouvrir et s’enchevêtrer entre elle. On utilise de d’eau et du savon et par une action manuelle de frottement, la laine va petit à petit rétrécir et se feutrer.

Le mot cardage est dérivé de chardon, plante hérissée de piquants qui pousse le long des chemins. La cardère sauvage (dipscasus fullonum) appelée aussi Cabaret des oiseaux ou Bonnetier sauvage, était parfois utilisée pour le cardage de la laine.

Les pâtres d’autrefois frottaient les toisons avec des bouquets de chardons pour obtenir une laine plus souple et propre. Puis on a utilisé le peigne à carder, planche de bois garnie de pointes de métal. Les premières « cardeuses » industrielles étaient équipées de chardons.

Ce procédé était encore utilisé il y a quelques années pour le cardage de certaines laines fragiles (mohair).

La matière naturelle utilisée vient de fibre animale, comme le mouton, la chèvre ou l’alpaga.

Après la tonte des moutons, on obtient de la laine brut, que l’on appelle « toison », c’est en quelque sorte le manteau du mouton.

La 2ème étape après la tonte est le lavage de la laine, qui consiste à se débarrasser du suint et des résidus de paille ou autres végétaux.